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Feuilleton · 4 sessions, 500€ : le consulting horaire qui tourne tout seul / Épisode 2

Trouve ton angle consulting en 30 minutes : l'expertise que tu as déjà et que les autres sont prêts à payer

9 octobre 2026

Précédemment

Dans l’épisode 1, on a démoli l’idée que le consulting est réservé aux experts en costume. On a posé un modèle simple : 4 sessions d’une heure par mois, entre 100 et 150 €/h, soit 400 à 600 € encaissés sans formation à créer ni audience à bâtir. La seule condition ? Avoir une expertise métier précise — et tout le monde en a une.

Aujourd’hui, on passe à la pratique. Parce que la question qui bloque 90 % des femmes qui voudraient se lancer, c’est celle-ci : « Mais moi, concrètement, je vends quoi ? »

On va y répondre ensemble, en 30 minutes chrono, avec trois étapes simples.


Prends une feuille, un stylo, et mets un minuteur. On ne réfléchit pas pendant des semaines — on fait l’exercice maintenant.

Étape 1 — Trouve ta compétence monnayable (10 minutes)

L’erreur classique : chercher une expertise impressionnante. La bonne approche : chercher une expertise utile.

Voici la question à te poser :

« Qu’est-ce qu’on me demande souvent au boulot, ou dans mon entourage, parce qu’on sait que je sais faire ça bien ? »

Pas ce dont tu es la plus fière. Pas ce qui figure en premier sur ton CV. Ce qu’on vient te chercher, toi, parce que tu le fais naturellement et que les autres rament.

Exemples concrets de vraies compétences monnayables :

  • Tu travailles en RH et les managers de ton entourage te demandent toujours comment formuler un feedback difficile ? C’est une expertise.
  • Tu es responsable e-commerce et ta sœur t’a appelée trois fois pour qu’elle comprenne comment configurer ses fiches produits Shopify ? C’est une expertise.
  • Tu gères la compta d’une PME et des amis auto-entrepreneurs te supplient de les aider à lire leur bilan ? C’est une expertise.
  • Tu pilotes des projets de construction et les artisans de ton quartier te posent des questions sur les appels d’offres ? C’est une expertise.

Remarque : dans tous ces exemples, la personne ne se voyait pas comme consultante. Elle se voyait juste comme quelqu’un qui « sait faire ça ».

Ton exercice : écris 5 choses qu’on te demande régulièrement. Sans filtre. Même si ça te semble trop simple ou trop évident. Surtout si ça te semble trop simple — parce que ce qui est simple pour toi est complexe pour quelqu’un d’autre, et c’est exactement là que se trouve la valeur.

Étape 2 — Formule ton offre en une phrase (10 minutes)

Une fois que tu as ta compétence, il faut la rendre visible. Et pour ça, il existe une structure qui marche à chaque fois :

« J’aide [qui] à [résoudre quel problème concret] grâce à [ce que tu fais]. »

Trois éléments. Pas quatre. Pas deux. Trois.

  • Qui : sois précise. Pas « les entrepreneurs ». Plutôt « les freelances qui viennent de se lancer » ou « les managers de moins de 40 ans qui prennent leur premier poste d’encadrement ».
  • Quel problème concret : pas un problème vague. Un problème que la personne ressent dans son ventre. « Ne pas savoir quoi dire lors d’un entretien annuel » vaut mieux que « améliorer la communication managériale ».
  • Ce que tu fais : ton outil, ta méthode, ton approche. Court et clair.

Quelques exemples assemblés :

  • « J’aide les freelances en graphisme à fixer leurs tarifs sans sous-évaluer leur travail, grâce à une méthode de calcul basée sur leur marché réel. »
  • « J’aide les dirigeantes de TPE à comprendre leur tableau de bord comptable en moins d’une heure, pour qu’elles arrêtent de redouter leurs réunions avec leur expert-comptable. »
  • « J’aide les chefs de projet débutants à structurer leur premier planning avec les bons outils, pour ne pas passer leurs nuits à rattraper les retards. »

Tu remarques ? Ces phrases sont directes, concrètes, presque un peu brutales. C’est voulu. Une bonne accroche nomme le problème tellement précisément que la personne concernée se dit : « C’est exactement ça. »

Ton exercice : écris ta phrase. Plusieurs versions si nécessaire. Lis-les à voix haute. Garde celle qui te fait dire « oui, c’est vraiment ce que je fais ».

Étape 3 — Fixe un tarif horaire juste (10 minutes)

C’est l’étape qui paralyse le plus. Et pourtant, il y a une logique simple.

Le plancher : ton tarif horaire ne doit jamais descendre en dessous de ce que tu gagnes, charges comprises, en une heure dans ton emploi salarié. Si tu es payée 3 000 € net par mois pour 35 heures semaine, ton coût horaire réel côté entreprise tourne autour de 45-50 €. Ton tarif consulting doit être au moins le double — parce que tu portes le risque, tu n’as pas de congés payés sur cette activité, et tu vends une expertise pointue, pas une présence.

Le plafond psychologique : une erreur fréquente consiste à fixer un prix trop bas parce qu’on a peur de « ne pas valoir ça ». Sauf que les gens qui achètent du conseil horaire savent qu’ils paient pour gagner du temps ou éviter une erreur coûteuse. Si tu aides quelqu’un à éviter une erreur de recrutement qui lui aurait coûté 10 000 €, facturer 120 € l’heure est une affaire pour lui.

La fourchette réaliste pour démarrer : entre 80 et 150 € de l’heure, selon ton secteur et la seniorité de ta cible. Les RH, le marketing, la gestion de projet, la compta : 80 à 120 €. Les secteurs techniques (ingénierie, droit, finance, IT) : 120 à 200 €. Si tu hésites, commence à 100 €. C’est un tarif crédible, accessible pour une PME ou un indépendant, et qui te permet de tester sans brader.

Une règle d’or : si personne ne sourcille quand tu annonces ton tarif, c’est qu’il est probablement trop bas.

Ton exercice : note trois chiffres — le plancher (ton minimum absolu), le tarif de lancement (celui que tu annonces dès maintenant), et le tarif cible dans six mois. Ça te donne une trajectoire, pas une prison.


À ce stade, si tu as suivi les trois étapes, tu as sur ta feuille :

  1. Une compétence précise et identifiée.
  2. Une phrase d’accroche qui la rend compréhensible pour n’importe qui.
  3. Un tarif horaire qui tient la route.

C’est ton offre. Elle n’est pas parfaite — aucune offre ne l’est au premier jour. Mais elle est réelle, elle est tienne, et elle peut déjà être présentée à quelqu’un dès cette semaine.

Ce qu’on a vu

offre competence tarification version legere

  • Un exercice en 3 étapes de 10 minutes pour passer de « je ne sais pas quoi vendre » à « j’ai mon offre ».
  • La bonne question pour identifier une compétence monnayable : qu’est-ce qu’on vient me chercher, moi ?
  • Une structure de phrase en trois éléments (qui / quel problème / comment) pour formuler une accroche claire.
  • Une logique de tarification basée sur la valeur apportée, avec une fourchette réaliste entre 80 et 150 €/h pour démarrer.

Demain

Ton offre existe. Mais si personne ne la voit, elle ne vaut rien. Dans le prochain épisode, on construit ta vitrine passive : une page de réservation qui tourne toute seule, un paragraphe de bio qui fait le travail à ta place, et deux ou trois endroits stratégiques où le poser pour que les bons clients te trouvent — sans que tu aies à démarcher qui que ce soit.

Valide tes acquis

Les questions des jeux viennent des épisodes que tu viens de lire. Choisis ton arène :

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Il est informatif et ne constitue ni un conseil médical, ni un conseil juridique, ni un conseil en investissement.